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Les
"suzani"
En Ouzbékistan, parmi l’artisanat
local, on peut trouver la "suzana",
sorte de tenture en coton brodée
de motifs typiquement ouzbeks.
Ces pièces de coton peuvent
servir de nappes, de tentures murales
ou de tapis et sont brodées
avec du fil de coton ou de soie.
Les broderies sont généralement
faites à la main et non à
la machine, celles en soie étant
évidemment beaucoup plus
jolies que celles en coton.
Les motifs sont très fins
et divers (fleurs, animaux, vases,
personnages mythiques, etc...),
et les couleurs varient selon les
villes. Les "suzani" de
Samarcande sont assez sombres, avec
le rouge, le noir et le jaune comme
couleurs dominantes. A Boukhara,
ce sont les couleurs pastel qui
prévalent : jaune pâle,
vert d’eau, bleu clair, rose,
etc...
Le mot n’a rien à voir
directement avec le prénom,
mais il est probable qu’indirectement,
il y ait une relation. Le mot "suzana"
vient du mot tadjik "suzan"
qui signifie "aiguille"
(puisque c’est avec une aiguille
que l’on brode ces motifs
magnifiques). Le tadjik étant
une langue indo-européenne
(proche du perse), on peut supposer
que le prénom "Suzana"
possède un lien avec le mot
"suzan", mais lequel...
Les "do’pis"
Les "do’pis", ce
sont ces fameuses calottes brodées
que portent les Ouzbeks sur la tête.
De forme carrée ou ronde,
elles sont portées tant par
les hommes que par les jeunes filles.
La "do’pi" d’une
jeune fille est généralement
richement et finement décorée,
la jeune fille qui la porte signifie
par là qu’elle n’est
pas mariée et donc libre.
Les "do’pis" noires
de forme carrée sont la plupart
du temps portées par les
hommes musulmans.
Les décorations des "do’pis"
sont riches et variées. Elles
vont des broderies de coton multicolores
ou unicolores sur les "do’pis"
en coton noir jusqu’aux arabesques
torsadées sur les "do’pis"
en velours de couleur éclatante
(vert profond ou bleu sombre). Une
"do’pi" peut être
néanmoins très simple,
de couleur claire et sans broderies.
Les boîtes en papier
mâché
Telle la "palekh", son
homologue russe, la boîte
en papier mâché ouzbèke
offre un superbe exemple de l’artisanat
local.
De tailles variées, allant
de la très grande boîte
à la très petite boîte
(les prix étant évidemment
en conséquence de la taille),
ces boîtes sont décorées
artisanalement par des spécialistes.
Les motifs sont d’une finesse
extrême, l’artisan utilise
souvent des couleurs vives pour
agrémenter les paysages et
motifs de ses boîtes.
Scènes de la vie quotidienne,
histoires, épopées
et légendes sont racontées
sur le couvercle des boîtes
en papier mâché. Mais
on peut également y trouver
des dessins abstraits, arabesques
orientales proches de certains motifs
iraniens.
Les miniatures
Peintes minutieusement par des
artistes spécialisés,
les miniatures ouzbèkes sont
des chefs d’oeuvre de précisions
et de richesses de paysage. Comparables
aux miniatures indiennes de l’Empire
moghol, elles tracent les portraits
de gens célèbres comme
de petites gens.
Des émirs et khans aux héros
nationaux, des paysans anonymes
aux saints éclairés,
des scènes de vie quotidienne
aux légendes et histoires
fantastiques de l’Orient,
tout est peint et décrit
dans l’art magique de la miniature
et naît sous l’habile
pinceau de l’artisan.
Le papyrus, le papier ancien, la
soie sont les supports les plus
courants de ses peintures fines
aux couleurs riches et bien choisies.
Les céramiques
L’artisanat
ouzbek propose également
de la vaisselle en céramique
merveilleusement décorée.
Vous trouverez des théières,
des tasses, des sous-tasses, des
assiettes, des plats. Les motifs
des céramiques sont très
diversifiés.
On peut trouver de la céramique
classique dont les motifs, généralement
floraux, bleus et blancs restent
très jolis dans leur extrême
simplicité. A l’inverse,
la céramique plus élaborée
propose un panel très élargie
de motifs tous plus originaux les
uns que les autres. Arabesques,
feuilles, fleurs, ogives, étoiles,
soleils, motifs courbes ou géometriques
tapissent merveilleusement la céramique
dont les tons passent par toutes
les couleurs de l’arc-en-ciel.
Le service à thé est
un merveilleux souvenir à
ramener chez soi et replongera systématiquement
le voyageur, à l’heure
du thé, dans le passé
glorieux de l’Ouzbékistan.
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