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Boukhara
Boukhara...
Qui n’a jamais entendu parler
de la cité-musée dont
l’histoire se perd dans un
lointain passé. Si Samarcande
est la beauté du monde, Bukhara
est la beauté de l’âme.
En sanskrit, le mot Boukhara signifie
"monastère" et
la cité fut un temps un grand
centre de commerce sur la Grande
Route de la Soie.
Boukhara, avec plus de 140 monuments
architecturaux, est une "ville-musée"
datant du Moyen-Age. Des siècles
plus tard, les ensembles comme le
Po-i-Kalian, le Liab-i-Khaouz, le
Mausolée Samani, le Minaret
Kalian attirent beaucoup l’attention.
Cette très sainte cité
d’Asie Centrale possède
des constructions ayant franchi
un millier d’années
d’histoire et un vieux centre
minutieusement conservé et
qui n’a probablement pas beaucoup
changé depuis deux siècles.
Boukhara a également beaucoup
de monuments architecturaux d’une
remarquable beauté (environ
140) qui sont, à juste titre,
célèbres et attirent
beaucoup de touristes. Boukhara
est authentiquement historique et
porte l’empreinte d’une
histoire vieille de mille ans et
des différents stades significatifs
du développement de l’architecture
de l’Asie Centrale. Là-bas,
chaque monument garde silencieusement
les secrets d’un passé
lointain. Cette superbe cité
a vu passer les siècles.
Boukhara était au carrefour
des principales routes internationales
commerciales et économiques
du passé, essentiellement
la Grande Route de la Soie. Les
liens commerciaux en extension ont
facilité la croissance de
la cité elle-même et
des régions de passage.
Boukhara mérite son nom :
"une demeure de gloire, la
Caaba de la domination et une assemblée
de gens exceptionnels". La
grâce et le statut unique
de l’ancienne Boukhara sont
dus à ses monuments architecturaux
inimitables.
Pendant plusieurs siècles,
Boukhara a occupé une place
important parmi les autres cités
du Turkistan. C’était
une période où l’artisanat,
le commerce, les technologies de
construction, les sciences, la littérature
et les arts étaient tous
en train de se développer.
Des poètes de renom du Moyen-Age,
Firdousi et Rudaki, le scientifique
encyclopédiste mondialement
connu Abou Ali ibn Sina, ainsi que
d’autres gens remarquables
ont vécu et on travaillé
ici. Boukhara avait une place particulière
dans le monde musulman. La cité
possède beaucoup de monuments
culturels et c’est pour cette
raison que l’on peut l’appeler
une ville-musée. Le temps
s’est écoulé
et a laissé ses empreintes
désastreuses sur quelques
uns des monuments de la cité.
Mais même aujourd’hui,
l’art des anciens architectes
provoque notre admiration.
Les broderies en soie et le tissage
de sceaux sont traditionnels a Boukhara.
Les objets fabriqués par
des maîtres locaux tels que
tapis de mur brodés, vêtements
féminins, ceintures de soie
et calottes sont renommés
même en-dehors de la République
et peuvent être achetés
dans beaucoup de pays du monde.
Le XXème siècle a
vu la construction d’une cité
moderne juste à côté
de l’ancienne. Il y avait
beaucoup de bazars dans l’ancienne
Boukhara et l’un d’eux,
le Bazar Liab-i-Khaouz (XVIème-XVIème
siècle) a été
préservé jusqu’à
nos jours.
S’enorgueillissant de posséder
une mosquée différente
pour chaque jour de l’année,
attirant les esprits les plus fins
de l’Orient avec sa vitalité
culturelle et commerciale, la cité
a bien mérité son
titre "Boukhara la Saint".
Attractions architecturales
de Boukhara :

Mausolée Ismaïl
Samani. Le plus vieux monument
de Boukhara. Ce monument magnifique
de l’Orient musulman a résisté
à des centaines de siècles.
Il symbolise les réalisations
les plus remarquables du début
du Moyen-Age. En dépit de
sa composition simple, il affiche
une étonnante varieté
de techniques architecturales et
peut être appelé une
perle de l’Orient.
Forteresse Ark.
Cette ville royale dans la ville
est la plus vieille structure de
Boukhara et fut occupée du
Vème siècle jusqu’en
1920. Le plus intéressant
se trouve entre ces deux dates -
l’histoire de Boukhara allant
des Chaïbanides jusqu’aux
tsars. Parmi les curiosités
à visiter se trouvent l’immense
peau de serpent appelée le
"Fouet de Roustam" qui
pendait à son époque
au-dessus de l’entrée
de la Citadelle Ark,
une robe royale de cérémonie
de 9 kg, rembourrée afin
de faire paraître l’émir
plus gros, et une exposition sur
l’Islam dans un style soviétique
et étonnamment négative.
Palais Sitora-i-Mokhi Khossa.
On ne peut pas ne pas mentionner
ce superbe palais d’été,
Sitora-i-Mokhi Khossa, qui fut construit
au XIXème et au début
du XXème siècle. Les
talents remarquables des maîtres
locaux et des maîtres européens
en visite ont été
combinés pour la construction
de ce palais.
Minaret Kalian. Boukhara
ne peut pas être imaginée
sans ce minaret monumental, le Kalian.
Construit il y a plus de 900 ans,
il tient une place particulière
à Boukhara puisque c’est
le plus haut de tous les monuments
architecturaux d’Asie Centrale.
Parfois, il est appelé "la
tour de la mort", car, selon
les légendes, les criminels
et les épouses infidèles
étaient jetés de son
sommet.
Tchor Minor. Il
a été construit conformément
au plan du Taj-Mahal en Inde. Cette
medersa était située
au centre de la Grande Route de
la Soie pour que les caravaniers
s’y arrêtent. Ses formes
architecturales montraient à
ses contemporains du monde entier
et aux générations
futures que tous les gens étaient
égaux avec le ciel au-dessus
de la tête et la terre sous
les pieds. L’entrée
à quatre tours, préservée
à ce jour, est particulièrement
majestueuse donnant ainsi son nom
au complexe : Tchor Minor (Quatre
Minarets).
la Nécropole Tchor
Bakr A 13 km de la ville,
près du village Soumitan,
la Nécropole Tchor Bakr (ou
la cité des mausolées),
a été formée
entre 1560 et 1563 autour de la
tombe de Abou Bakr Said, le «
descendant du prophète »
et le fondateur de la dynastie des
cheikhs de Djuibar. Le splendide
ensemble se compose d’une
khanaka, d’une médersa
et d’une mosquée, ainsi
que de plusieurs édifices
commémoratifs.
La beauté de l’ensemble
réside dans sa conjugaison
réussie des pleins et des
espaces, dans les volumes imposants
des édifices rythmés
par les petits volumes des arcs
ogivaux de leurs façades,
dans les portails massifs, les hauts
tambours et les coupoles.
Mausolée
Tchachma-Aïoub, (à
cause du puits – tchachma
- qui se trouve à l’intérieur),
apparut, selon la légende,
lorsque le prophète Job (Aïoub
) frappa le sol de son bâton
de pèlerin. Il remonterait
au XIIe s., mais il se présente
tel qu’il fut reconstruit
vers 1380. 
Près
du mausolée Tchachma-Aïoub
se trouve le grand marché
de Boukhara, où l’on
peut admirer de très beaux
tapis et tissus aux couleurs vives,
des tioubiteïkas cousues de
fil d’or, des bijoux etc.;
certains jours, des amuseurs publics
( clowns, jongleurs et acrobates)
viennent distraire clients et badauds.
L’ensemble
Laby Khuaz on commence
la visite par la Médersa
Nodir Dévonbégui (1622-1623),
conçue d’abord comme
le caravansérail. Les tympans
de sa façade principale avec
les oiseaux fantastiques volant
vers le soleil et griffant le cerf
avaient une signification astrologique
dans l’antiquité. La
médersa fait partie d’un
des ensembles architecturaux les
plus originaux de Boukhara : le
Liabi-Khauz ( « Rive du Bassin
»). L’élément
le plus ancien en est la médersa
Koukeldach (1568-1569). Le troisième
bâtiment de l’ensemble
est la Khanaka ( le caravansérail
pour les derviches pèlerins.
C’est là que descendaient
les hôtes de marque qui pouvaient
y donner des conférences
mystiques) datant de 1618-1620.
La Mosquée
Maghoki Attari (XII-XVI) à
deux étages a été
construite sur le reste du fondement
de l’ancienne construction
médiévale - sa façade
est enfoncée dans le sol
de près de 4,5 - d’où
son nom Maghok – souterrain.
L’ensemble
Gaokouchon : la Médersa
et la Mosquée Khodja avec
son minaret représentent
des styles d’architecture
propre à Boukhara : la médersa
et la mosquée sont construits
côte à côte et
leurs façades principales
sont tournées vers une petite
place avec l’étang.
Un autre
style «classique» de
Boukhara est le « koch »
(les jumeaux) l’ensemble de
deux médersas se faisant
face. Telles sont la Médersa
d’Oulougbek, édifiée
en 1417 ; et Médersa du khan
Abdalaziz (1652).
•
Varakhsha - à 38
kilomètres au nord-ouest
de Boukhara, dans le district de
Joudor. Les collines limoneuses
de Varakhsha cachent l’une
des plus grandes cités sogdiennes
de la région. Fondée
au 1er siècle av. J-C, elle
fut la résidence des Bukhar-Khudat,
les rois héphtalites qui
régnèrent après
la chute de l’Empire kouchan.
C’est une ville plus ancienne
et plus étendue que Boukhara,
résidence des rois héphtalites
et des princesses sogdiennes, ville-étape
sur la piste caravanière
(8 jours) vers le Khorezm.
•
Paikend - "la cité du
cuivre" était
jadis le plus grand comptoir commercial
de la Transoxiane, avec 100 rabats
fortifiés représentatifs
de chaque cité locale digne
de ce nom, et possédait la
plus belle mosquée de cette
rive de l’Oxus. Les Arabes
mirent la ville à sac cinquante
jours durant, après avoir
dérobé une perle "de
la taille d’un oeuf de pigeon".
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